"Les avantages de la plaque en cuir." Par Frânck BARBET En général et surtout pour nos chevaux amenés à circuler sur des sols durs ou des chemins empierrés,la plaque en cuir disposée entre le fer et le sabot présente force avantages. Principalement utilisée aux antérieurs elle absorbe une grânde partie des chocs . Légèrement compressible elle assure un confort certain à la boite cornée lors du serrage des clous. A garniture égale, si le cheval se "marche dessus" le cuir permettra "d'éviter". Son fer postérieur ou celui de son voisin aura moins de chance d'accrocher. Les plaques en cuir ménagent l'usure des talons(phénomène de l'avalure) en effet les talons creusent dans le cuir sans s'user comme ils le feraient sur le fer. En cas de trotting prolongé en été sur une route au soleil le cuir coupera la propagation thermique du fer vers le sabot. Les plaques peuvent être : Ouvertes en V pour libérer et accéder à la fourchette. Complètement ouvertes, pour dégager toute la sole, c'est alors un "siège de cuir", il est conseillé de l'agrafer en talon. Traditionnellement fermées, il est indispensable d'associer une sérieuse étoupade goudronnée sous celle-ci avant le brochage. Appliquer des plaques à ses chevaux est bien perçu désormais comme un geste de prévention du pied et du membre. Bien posées elles ne feront jamais de mal. Parlez en avec votre maréchal !
Récuperateur de Crottins pour les attelages en Villes. Par Jean Charles GIROUD Ce modèle est rendu solidaire de l'avaloire par 4 sanglons et relié au palonnier par deux mousquetons de type pompier. Qualité : Grande capacité de stockage. Lors d'attelée avec des juments, prévoir des petits trous (8 à 10 mm) pour éliminer l'urine et éviter la surcharge.
La récuperation est éfficace à 95% lorsque l'attelage avance et à 60% lors d'arrêts.
TROUVILLE, SAINT-PIERRE-SUR-DIVES (CALVADOS) ENVOYÉ SPÉCIAL Ce matin, Pola est comme les enfants de maternelle qu'elle emmène à l'école: il lui faut un peu de temps pour se réveiller. Le meneur de l'attelage de ramassage scolaire de Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) doit se montrer persuasif pour qu'elle conserve son trot régulier et sonore. Tous les matins, elle traverse cette ville de 4000 habitants, entre Caen et Livarot, pour transporter en deux tournées 24 bambins d'un quartier périphérique. Depuis la rentrée 2006, la percheronne grise de 4 ans assure le ramassage d'une partie des 127 élèves ... Un an après, le pari est réussi. "Le cheval, c'est la vedette !", souligne Régine Riguidel, la directrice de la maternelle ... M. Lucas est un récidiviste. Saint-Pierre-sur-Dives lui doit d'avoir été, en 1993, la première commune de France à se doter d'une jument de trait. Un jour, en voyant un vieux fourgon diesel redémarrer tous les vingt mètres, à grands coups de fumée noire, pour vider les corbeilles municipales, M. Lucas s'est dit que c'était absurde. Au cœur de cette Basse-Normandie, berceau de l'élevage percheron, M. Lucas a acheté Uranie. Ce fut un tollé... En 2001, le vent électoral tourne de nouveau. Uranie reprend du service puis, vieillissante, cède la place à Pola de Nesque, de son vrai nom. "Quand je vois les gens s'arrêter dans la rue pour regarder passer Pola, mon bonheur est là", souligne M. Lucas. Région et conseil général ont financé 50 % de l'investissement. Pour compenser les trois emplois nouveaux, quelques départs en retraite ne seront pas remplacés. A une quarantaine de kilomètres de là, sur la côte, Lasso, un puissant cob normand alezan, fait lui aussi résonner son pas calme sur le pavé de Trouville, 5 500 habitants l'hiver. Il s'arrête devant chaque bar. Non que Lasso soit un soiffard: le cheval fait partie d'une équipe de cinq employés municipaux, dont trois bipèdes, chargés de la collecte du verre. Tous ont été embauchés par Olivier Linot, l'homme du "cheval territorial". Directeur général des services de la ville, il est président de la Commission nationale de développement qui organise à Trouville, presque chaque année depuis 2002, un congrès sur ce thème. M. Linot ne veut surtout pas passer pour un doux écolo. Son raisonnement est économique, social et sociétal, avant d'être écologique. Au début des années 2000, Trouville s'inquiète du tonnage quotidien de ses ordures ménagères. En fait, tout ce poids vient du verre usagé de ses quelque 80 restaurants. La mairie envisage alors une collecte séparée, si possible avec un véhicule non polluant. Mais M. linot est refroidi par le coût. Pourquoi pas un cheval, comme à Saint-Pierre? Festival de Mai, le premier percheron affecté au tri sélectif, fait son entrée dans la ville. Pour moins de 10 000 euros, carriole comprise. La mairie embauche trois personnes, autant que pour un camion, affirme M. Linot. Même si le cheval demande plus de disponibilité, week-ends compris. "C'est surtout une question d'organisation", souligne-t-il. Festival de Mai sera plus tard rejoint par lasso. Le nouveau cheval urbain peut ainsi être éboueur, policier, auxiliaire pédagogique, thérapeute ... Dans les ceintures ou les poumons "verts" des villes, il est "éco garde", agent forestier pour "ONF. Partout, il a un gros avantage, le seul, disent ses détracteurs: il valorise l'image de l'homme. Du maire au gendarme, en passant par le modeste employé municipal à qui il donne une motivation précieuse. La plupart des chevaux urbains sont utilisés pour la surveillance. Selon les Haras nationaux, fin 2006, un millier de chevaux y étaient consacrés. Au moins 25 villes ont désormais des chevaux dans leur police municipale. Parmi elles, Caen, Versailles, Bordeaux, Montpellier. .. Quelque 70 communes participaient au congrès de Trouville 2007, contre 15 en 2002 .... "On est dans un monde du minéral et on y rajoute du vivant, rétorque M. Linot. Cela n'a pas de prix !" Jean-Louis Andreani Extrait de l'article paru dans l'édition du 17.11.07 equidesdeloire
EQUI-TRAIT JEUNES LEVIER2008 C'est dans le cadre verdoyant et ensoleillé du lycée agricole de Levier dans le Doubs, que se sont déroulés les 26 et 27 avril, les Equi-trait jeunes 2008. Avec la participation d'une quinzaine d'établissements accompagnés de professionnels et d'enseignants venus de toute la France, cette édition fut une grande réussite. Des épreuves techniques et pédagogiques telles que débardage, travail en vigne, maniabilité urbaine, ont permis aux jeunes meneurs de mettre en valeur les chevaux de trait comtois, mis a leur disposition par les éleveurs de la région Franche Comté. La palme revient cette année encore aux élèves du lycée agricole St Joseph de Levier, suivi de près par l’établissement Breton de Landivisiau. Le règlement stipulant l’impossibilité d'organiser la manifestation 3 ans de suite au même endroit, les prochains Equi-trait jeunes auront vraisemblablement lieu dans le Jura à Lons le Saunier, siege du Lycée Agricole de Mancy 1pour cette équipe arrivée 3ème au classement.
Les articles du code de la route faisant référence à la traction animale ne mentionnent que des obligations sur les véhicules ou les dimensions des convois. Toutefois, la réglementation en matière de comportement, de consommation d'alcool ou de stupéfiants s'applique à tous les conducteurs, donc aux meneurs, à partir du moment où il n'est pas spécifié que la traction animale échappe à ce règlement. Les articles spécifiques du code de la route correspondant sont les suivants: Article R312-3 Le poids réel de la remorque ou des remorques attelées derrière un véhicule tracteur ne peut excéder 1.3 fois le poids réel de celui-ci. Toutefois dans le cas où le poids total roulant réel d'un ensemble constitué d'un véhicule tracteur et d'une remorque est supérieur à 32 tonnes, le coefficient 1.3 ci-dessus est majoré d'une valeur égale à 80'1'0 du rapport entre les parties du poids total roulant réel excédant 32 tonnes, sans pouvoir être supérieur à 1.5. Article R312-7 Pour les véhicules et matériels agricoles et les véhicules à traction animale non munis de pneumatiques, la charge supportée par le sol ne doit à aucun moment pouvoir excéder 150 kilogrammes par centimètre de largeur de bandage. Toute infraction aux dispositions du présent article est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. En cas de dépassement du poids autorisé excédant 5'Yo, l'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L.325-1 à L.325-3. Article R312-10 I. - Sauf pour les machines agricoles automotrices et les machines et instruments agricoles remorqués, la largeur totale des véhicules ou parties de véhicules, y compris les superstructures amovibles et les pièces de cargaison normalisées telles que les conteneurs et caisses mobiles, mesurées toutes saillies comprises dans une section transversale quelconque, ne doit pas dépasser les valeurs suivantes, sauf dans les cas et conditions où des saillies excédant ce gabarit sont explicitement autorisées par arrêté du ministre chargé des transports: 2.95 mètres pour les véhicules à traction animale dont la carrosserie ou les garde-boue ne surplombent pas les roues. II. - Le ministre chargé des transports détermine par arrêté les modalités d'application du présent article, les conditions dérogatoires applicables à certains matériels de travàux publics et fixe la largeur maximale des engins de service hivernal. III. - Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article ou à celles prises pour son application est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. IV. - Toutefois, lorsque les dépassements excédent les limites règlementaires de plus de 20 '1'0, l'amende encourue est celle prévue pour les contraventions de la cinquième classe. V.- Dans ce cas, la récidive de cette contravention est réprimée conformément à l'article 132-11 du code pénal. VI. - En l'absence d'autorisation ou de réglementation préfectorale de transport exceptionnel, l'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. Article R3212-11 (Décret n02003-468 du 28 mai 2003 art. 1 journal officiél du 31 mai 2003) I. - La longueur des véhicules et ensembles de véhicules mesurée en comprenant les superstructures amovibles et les pièces de cargaison normalisées telles que les conteneurs et caisses amovibles, et toutes saillies comprises dans une section longitudinale quelconque, ne doit pas dépasser les valeurs suivantes, sauf dans les cas et conditions où des saillies excédant ce gabarit sont explicitement autorisées par arrêté du ministre chargé des transports: II. - Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux véhicules à traction animale. Article R313-23 1. - La nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, tout véhicule à traction animale doit être muni des dispositifs suivants: 10 A l'avant, un ou deux feux émettant vers l'avant une lumière blanche ou jaune 20 A l'arrière, un ou deux feux émettant vers l'arrière une lumière rouge II. - Ces lumières doivent être visibles la nuit par temps clair à une distance de 150 mètres sans être éblouissante pour les autres conducteurs. III. - S'il ya deux feux à lumière blanche ou jaune ou deux feux à lumière rouge, ils doivent être placés systématiquement. S'il n'y a qu'un seul feu à lumière blanche ou jaune ou un seul feu à lumière rouge, chacun d'eux doit être placé à la gauche du véhicule si ce dernier est en mouvement et du côté opposé au trottoir ou à l'accotement s'il est stationnement. IV. - Toutefois, peuvent n'être signalés que par un feu unique, placé du côté opposé à l'accotement ou au trottoir, émettant vers l'avant une lumière blanche ou jaune et vers l'arrière une lumière rouge: 1° les véhicules à traction animale à un seul essieu 2° Les véhicules à traction animale à usage agricole; le feu doit alors être fixé au véhicule ou porté à la main par un convoyeur se trouvant immédiatement à côté et à gauche du véhicule. 3° Les autres véhicules à traction animale en stationnement, à la condition que leur longueur ne dépasse 6 mètres. V. - Quand plusieurs véhicules à traction animale circulent en convoi, le premier véhicule de chaque groupe de deux ou trois véhicules se suivant sans intervalle doit être munis du ou des feux émettant une lumière blanche ou jaune et le dernier véhicule du ou des feux émettant une lumière rouge prévus ci-dessus. Le véhicule intermédiaire, s'il existe, est dispensé de tout éclairage. VI. - Toutefois, pour les véhicules à l'arrêt ou en stationnement en agglomération, l'emploi des feux prévus au présent article n'est pas requis lorsque l'éclairage de la chaussée permet aux autres usagers de voir distinctement le véhicule à une distance suffisante. VII. - La nuit ou le jour, lorsque la visibilité est insuffisante, toute voiture à bras doit être munis des dispositifs lumineux exigés pour les véhicules à traction animale à un seul essieu. Dans les mêmes circonstances, tout conducteur d'une voiture à bras, en circulation, à l'arrêt ou en stationnement sur une route, doit faire usage de ces dispositifs. _ VIII. - Les feux visés au présent article doivent être placés de telle sorte qu'aucune partie du véhicule ou de son chargement n'en détruise l'efficacité en les cachant d'une façon totale ou partielle. c IX. - Le fait, pour tout conducteur de contrevenir aux dispositions du présent article relatives à l'équipement des véhicules est puni de l'amende prévue pour les contraventions de troisième classe. X. - Le fait pour tout conducteur de ne pas faire usage, la nuit ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, des feux prévus au présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. Article R314-4 Les bandages métalliques à traction animale ne doivent présenter aucune saillie sur leurs surfaces prenant contact avec le sol. Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la troisième classe. Article R315-4 Si le relief l'exige, les véhicules à traction animale doivent être munis d'un frein ou d'un dispositif d'enrayage. Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la troisième classe. Article R434-1 1. - Sauf dans le cas d'un transport exceptionnel ou d'un convoi de véhicules, il ne peut être attelé: 1° Aux véhicules servant au transport des marchandises, plus de cinq chevaux ou bêtes de trait s'il s'agit de véhicules à deux roues, plus de six bœufs ou de huit chevaux ou autres bêtes de trait s'il s'agit de véhicules à quatre roues sans que, dans ce dernier cas, il puisse y avoir plus de cinq animaux en enfilade; 2° Aux véhicules servant au transport de personnes, plus de trois chevaux s'il s'agit de véhicules à deux roues, plus de -six s'il s'agit de véhicules à quatre roues. II. - Toutefois, cette limitation du nombre d'animaux d'attelage n'est pas applicable sur les sections de route offrant -des rampes d'une déclivité ou d'une longueur exceptionnelles. III. - Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. Article R434-2 Pour un convoi de deux véhicules, le nombre d'animaux attelés ne peut dépasser quatre pour le premier et deux, attelés de front, pour le deuxième. Pour un convoi de trois véhicules, seul le premier peut avoir deux animaux attelés, les deuxième et troisième en devant en comporter qu'un seul. Les animaux attelés au deuxième véhicule et, éventuellement, au troisième doivent être attachés à l'arrière du véhicule qui les précède et de manière que chacun de ces véhicules ne puisse s'écarter sensiblement de la voie suivie par le précédent. Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. Article R434-3 Par dérogation à l'article R.412-6, un convoi de véhicules à traction animale peut ne comporter qu'un seul conducteur sous réserve que le convoi ne comprenne pas plus de trois véhicules. Ce conducteur, s'il n'est pas à pied, doit se trouver sur le premier véhicule. Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. Article R434-4 Quand le nombre de bêtes de trait d'un attelage est supérieur à six ou excède cinq en enfilade, il doit être adjoint un aide au conducteur. Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. Le fait de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. EXTRAITS REGLEMENTATION LEGIFRANCE
ARTICLE COCHERS D'AVORIAZ Hippisme-Mag-to57 Le traineau a cheval d'Avoriaz, modèle économique de transport (MAGAZINE) AVORIAZ (Haute-Savoie), 8 fev (AFP) - La station alpine d'Avoriaz apporte avec ses traineaux à cheval une réponse "100% positive" à la question de la rentabilité de la traction animale. Soixante-dix villes françaises de toutes tailles et d'autres stations de ski font appel au cheval pour des travaux de voirie, d'assainissement ou de transport de personnes, mais c'est Avoriaz qui compte la plus grosse cavalerie urbaine. De nombreuses villes sont désireuses de remettre les équidés au travail dans leurs rues mais s'interrogent sur la viabilité économique de cette formule. Stéphane Lerendu, directeur de la station d'Avoriaz ou travaillent une centaine de chevaux de trait attelés a des traineaux-taxis, ne voit que des avantages a ce mode de transport écologique, apprécie des vacanciers pour sa joliesse: "depuis 40 ans, après une première expérience décevante avec des rennes, on à rien trouve de mieux que le cheval pour desservir la station entièrement piétonne"."Les traîneaux attelés génèrent une bonne ambiance et ils sont plus rapides et plus souples que les engins a chenilles dans toutes les opérations de chargement et de déchargement", assure Stéphane Lerendu. Pour lui, les taxis hippomobiles "offrent un véritable intérêt économique de débit "en transportant quelque 140.000 personnes sur les cinq mois de la saison de ski. Sébastien Laurent, secrétaire savoyard de l'association des cochers d'Avoriaz, abonde dans ce sens. Avec toutefois un bémol: "pour faire ce métier, il faut vraiment aimer le cheval, et ne pas compter ses heures". "Pour rentabiliser une telle activité saisonnière avec des courses de six à 13 Euros, on oublie les congés et on est tout le temps disponible, 12 heures par jour", dit-il, ajoutant sous forme de lapalissade: "mes chevaux travaillent cinq mois, mais mangent 12 mois par an". Pour faire la saison, "tous les meneurs ont un piquet de plusieurs chevaux, jusqu'a cinq dans mon cas", explique Sébastien Laurent. Car même si les animaux sont en pleine sante grâce au bon air et a l'altitude que les fait produire des globules rouges, "ils ne sont que trois heures par jour dans les brancards, cinq jours par semaine", souligne le meneur en dépliant soigneusement une couverture sur le dos de Phénix a chaque arrêt entre deux courses. Le croisé de race frisonne, âge de quatre ans, porte aussi un bonnet d'oreilles imperméable quand il vente ou neige, et il a un sac à crottin attache sous la queue pour ne pas salir la neige. Tous les taxis-traineaux d'Avoriaz (18 en semaine, 23 le week-end) sont indépendants et réunis en une association chapeautant la profession qui travaille sans licence. La municipalité met à leur disposition les écuries qui abritent l'été un centre équestre, a charge pour les meneurs de nourrir et soigner leurs animaux. "A travail particulier, chevaux particuliers", commente Sébastien Laurent en menant bon trot dans un concert de sonnailles sa jument Maggie, qui vient de relever Phénix, parmi piétons et skieurs qui règnent en maitres dans la station. Les chevaux, ferres avec des crampons et attelés en collier, doivent pouvoir passer sous les télécabines, près des remontées mécaniques, croiser des skieurs tout schuss, des chasse-neige et des chenillettes sans renâcler. "L'obligation de sécurité est évidente", c'est pourquoi nous formons nos jeunes chevaux progressivement, d'une saison sur l'autre, avec pour objectif permanent le zéro accident", conclut le meneur en rentrant aux écuries pour distribuer avoine et foin.
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Le code de la route et la traction animale :